Extraits du livre

Le bon pape François peut-il béatifier un prêtre antisémite ?

(Extraits du livre)

Les cathos de choc aiment le pape François qui aime le Père Léon Dehon au

point de souhaiter le béatifier alors que la procédure engagée par Jean-Paul II

avait été bloquée par Benoît XVI en raison des propos antisémites du chanoine.

(…)

Le père Léon Dehon (1843-1925) est le fondateur de la Congrégation des

prêtres du sacré Cœur qui symbolise la volonté de pouvoir politique de l’Eglise.

Le sacré Cœur n’est jamais bien loin de la guerre juste et sainte contre les

infidèles. Léon Dehon a contribué pendant des décennies par ses écrits à la

spiritualité du Sacré-Cœur et à l’étude des questions dites sociales dans l’église.

Le pape Pie X parlait déjà de lui comme d’un Saint mais sa béatification avait

été bloquée en 1952. Le bon pape François n’ignore donc rien de ses écrits

antisémites. Il a tenté de justifier sa décision en expliquant que ces propos

devaient être replacés dans leur contexte historique. J’entends bien car on peut

parfois admettre qu’un texte soit pollué par des scories qui relèvent de l’air du

temps (en l’espère celui nauséabond d’une église catholique encore antisémite).

Mais les propos antisémites de Dehon sont conformes et au cœur à sa pensée !

Ses ouvrages litigieux et notamment son fameux Catéchisme social rédigé par la

Commission d’études sociales du diocèse de Soissons sous sa présidence avait

été publié avec l’approbation de sa « grandeur Monseigneur l’Evêque de

Soissons », autant dire que ce livre engageait bien l’église du XIXe siècle, aussi

en béatifiant Léon Dehon, il engagerait maintenant l’église pour l’éternité. Ce

n’est pas moi que le dit mais les textes mêmes des béatifications. Je citerai

seulement un extrait d’un chapitre intitulé La réaction antisémite : « Eh oui !

C’est encore là un signe d’espérance. Il peut y avoir un peu d’exagération dans

ce mouvement, il y en a toujours quand la force ou une liberté comprimées

réagissent et se relèvent. Il est certain que le juif et le chrétien ne sont pas à

armes égales puisque le talmud met au large la conscience des juifs vis-à-vis des

chrétiens. Il faut donc, pour rétablir l’équilibre, quelques restrictions aux

libertés des Juifs, Les Etats chrétiens l’ont toujours compris. La France a même

encore quelques lois existantes pour les contenir, mais elle ne les applique plus.

Ce peuple a des instincts inéluctables. Il a la soif de l’or, il a le Christ pour

ennemi. Laissé libre et doué d’un grand talent pour la spéculation, il a conquis

notre or et il nous tient asservis. Il tient la presse et fait l’opinion (…) Nos

gouvernements sont esclaves de la Haute Banque. Ils ne peuvent plus prendre

une mesure qui déplaise aux milliardaires, sans que ceux-ci élèvent la voix et

menacent de provoquer une crise à la Bourse. Nous sommes les esclaves, c’est

entendu.

(…)